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et Santé Publique
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Institut Pasteur de Guadeloupe
BP 484
97183 ABYMES Cedex

Tel +590 (0)5 90 89 69 40
Fax +590 (0)5 90 89 69 41
  Responsable d'unité
Dr Nalin Rastogi
 
      
 

Les avancées concernant le traitement de la tuberculose, les programmes de vaccination par le BCG et l'amélioration des conditions de vie ont permis une nette régression de la maladie de 1900 à 1980 en particulier dans les pays industrialisés. Cependant, depuis les années 80, on assiste à une ré-émergence de la tuberculose dans les pays industrialisés due à de nombreux facteurs, notamment, l'augmentation du nombre de co-infections avec le VIH, le manque d'infrastructures de santé publique dans les pays en voie de développement, et les mouvements d'immigration en provenance des pays en voie de développement (Afrique, Sud-Est asiatique, Amérique latine et les Caraïbes où la tuberculose demeure un énorme problème de santé publique), vers les pays industrialisés à faible prévalence de la tuberculose. De plus, l'abus d'antibiothérapie, notamment le manque d'observance, a entraîné une prolifération de souches bactériennes résistantes aux antituberculeux. Au niveau de la Caraïbe, l'endémie VIH et la co-infection VIH-mycobactéries s'imposent de plus en plus comme un problème majeur de santé publique.

Depuis la création du Laboratoire de Recherche et de Référence sur la Tuberculose et les Mycobactéries à l'Institut Pasteur de la Guadeloupe en Août 1993, notre programme de recherche consiste à étudier les filières de transmission de la tuberculose dans la région Antilles-Guyane en associant plusieurs partenaires dont les Services de Santé des pays de la Caraïbe. Une telle approche permet de disposer d'une base de données pour des études épidémiologiques, ainsi que l'étude de la résistance aux antibiotiques des souches circulant localement.

Notre programme de recherche consiste également à étudier la transmission de la tuberculose au niveau mondial. Nous avons initié dès 1997 la mise en place de nos propres bases de données de polymorphisme génétique de Mycobacterium tuberculosis. Une dernière mise à jour (SITVIT2, 87000 isolats de M. tuberculosis de 160 pays) permet aujourd'hui une analyse quantitative et qualitative des souches circulantes de M. tuberculosis à l'échelle mondiale. Elle rend également possible l'analyse selon la distribution géographique afin de localiser des épidémies ou d'analyser les transmissions entre pays.

Nous travaillons également sur une nouvelle génération de marqueurs moléculaires pour l'épidémiologie globale de la tuberculose. Une étroite collaboration entre chercheurs et bio-informaticiens au laboratoire permet de tirer toute la richesse informative des bases de données de génotypage par les méthodes de « Data-Mining ». L'intégration des procédures de modélisation à la reconstitution de l'histoire naturelle de la tuberculose rend possible l'étude des phénomènes évolutifs chez le complexe M. tuberculosis et l'amélioration des connaissances sur les mécanismes générateurs de la diversité génétique mycobactérienne.